Victoria Jelinek


Covid-19 5 Avril, 2020

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Cher Monsieur President Macron,

J’√©tais fier et soulag√© quand la France a commenc√© rapidement et avec fermet√© le 16 mars. J’ai f√©licit√© le gouvernement fran√ßais √† chaque occasion de ¬ęprendre de l’avance¬Ľ sur la courbe. Je me sentais prot√©g√©. Depuis, j’ai chang√© incommensurablement ¬ęmon air¬Ľ.

Hier, je suis sorti (dans la voiture) chercher des cigarettes. C’√©tait la premi√®re fois que je conduisais en trois semaines ou parcourais plus d’un kilom√®tre. √Ä mon grand √©tonnement, les gens √©taient rassembl√©s en groupes dans les coins, le long des routes, √† bicyclette, profitant de la journ√©e ensoleill√©e et se tenant proche de l’autre, parlant en groupes et en groupes. Comme s’il n’y avait pas de virus infectant les deux chiffres en France seulement. De plus, au cours de la derni√®re semaine, j’ai remarqu√© depuis notre v√©randa arri√®re, qui surplombe une petite route, des groupes de personnes qui n’ont pas l’air li√©es (sont en fait similaires en √Ęge) √† faire du jogging, de la marche et du v√©lo ensemble.

C’est tr√®s inqui√©tant. Au magasin de cigarettes, l’homme derri√®re le comptoir ne portait pas de masque ni de gants, et ne m’a pas simplement fait effectuer un paiement ¬ętactile¬Ľ, mais a pris ma carte et saisi les informations manuellement, et a pris chacun des magazines que j’achetais et les scann√© chacun manuellement, comme il l’a √©galement fait avec chaque paquet de cigarettes. Il a touch√© chacun de mes objets √† fond. J’√©tais mortifi√©. Je lui ai demand√© pourquoi il n‚Äôavait aucune protection pour lui-m√™me et pour les autres, comme un masque ou des gants, et il a b√™tement r√©pondu: “Je me sens bien.” Mes voisins partent chaque jour, avec leur famille et leurs chiens, deux ou trois heures √† la fois, puis reviennent, puis repartent encore deux ou trois heures, tout au long de la journ√©e, chaque jour. J’ai deux amis qui m’ont demand√© s√©par√©ment de les rencontrer pour boire un verre chez eux, me disant qu’ils le font avec d’autres amis.

Pas √©tonnant que la France soit si riche en infections et en d√©c√®s cons√©cutifs. Le confinement DOIT √™tre appliqu√© ou il n’a tout simplement aucun.

Hier, j’ai regard√© un extrait de nouvelles (√©trang√®re) expliquant pourquoi il y a des endroits dans le monde qui ont le virus corona, mais qui ne voient PAS les infections rapides OU les d√©c√®s, comme en France, en Italie et en Espagne. En Islande, ils testent activement la population, puis ils ont des DETECTIVES, des forces de police, trouvant TOUTES les personnes possibles avec lesquelles une personne infect√©e a √©t√© en contact au cours des deux semaines pr√©c√©dentes, puis les mettant en quarantaine pour une obligation deux semaines, souvent trois. Co√Ľteux? Est-ce moins cher d’avoir un confinement dans un pays o√Ļ les gens le traitent avec une attitude cavali√®re?

Au Vietnam, en Cor√©e du Sud et √† Ta√Įwan (juste en face d’un petit canal en provenance de Chine), ils ont maintenu la propagation en v√©rifiant les personnes qui arrivent par avion pour la fi√®vre, puis en les ramenant chez eux dans une voiture gouvernementale (seule!) Et en les mettant en quarantaine. Encore une fois, ils effectuent des tests massifs sur la population, mettent en quarantaine ceux qui sont positifs, puis recherchent activement leurs contacts potentiels au cours des deux semaines pr√©c√©dentes. De plus, ils publient qui est infect√© afin que les gens puissent voir s’ils ont √©t√© en contact avec la personne infect√©e. De cette fa√ßon, tout le monde AILLEURS n’est pas en lock-out et le pays n’est pas ferm√© et souffre d’une catastrophe financi√®re ET le virus ne se propage pas. Est-ce une violation des libert√©s civiles? Est-ce moins le cas pour nous dire que nous devons avoir un morceau de papier justifiant pourquoi nous sommes √† l’ext√©rieur, ainsi que notre carte d’identit√©, ne devrait √™tre √† l’ext√©rieur que pendant une heure, et la cr√©ation d’une situation dans laquelle les voisins s’espionnent les uns les autres avec suspicion et la col√®re dans leur cŇďur?

L’Organisation mondiale de la sant√© a d√©clar√© d√®s le d√©but que le moyen le plus efficace de lutter contre la nature infectieuse du virus Corona est de proc√©der √† des tests massifs de la population, d’isoler les personnes atteintes de la maladie, puis de rechercher ¬ęde mani√®re agressive¬Ľ toutes les personnes dans lesquelles elles se trouvaient. Les contacter et les isoler √©galement. Oui, cela co√Ľte cher et cela n√©cessite un grand effort coordonn√©, mais est-ce plus cher que de fermer l‚Äô√©conomie pour ¬ęendiguer le flux¬Ľ de patients vers les h√īpitaux?

En parcourant le nombre de personnes infect√©es par pays et par √Čtat sur le site Web de l’Universit√© John Hopkins, je note que m√™me si certains √Čtats des √Čtats-Unis, la Su√®de, la Suisse, par exemple, N’ONT PAS de confinement en vigueur, ils ONT instill√© des mesures de s√©curit√© ( pas de place dans les restaurants, tous assis √† six pieds de distance, nombre limit√© dans une r√©union, travail √† domicile si vous le pouvez, fermetures d’√©coles, etc.), qui SONT appliqu√©es et qui sont par cons√©quent respect√©es par les gens, et le virus ne se propage pas! Pourquoi y a-t-il beaucoup moins de cas d’infection dans ces √Čtats des √Čtats-Unis, en Su√®de, au Luxembourg, en Suisse, en Belgique, etc. qu’en France (ou en Italie ou en Espagne) et m√™me moins de d√©c√®s, alors que la France, l’Italie et l’Espagne sont confinement total?

Quel est le but de paralyser l’√©conomie et de faire en sorte que CERTAINS d’entre nous adh√®rent au confinement, alors qu’il y a √©videmment BEAUCOUP de personnes qui ne respectent pas les r√®gles? Dans l’√©tat actuel des choses, les gens voient √©videmment l’amende potentielle de 135e pour ne pas avoir adh√©r√© aux mesures de confinement comme une menace vide. Alors que je remplis chaque jour le journal pour moi et ma famille avec notre raison de sortir, je n’ai pas vu un seul officier de police, m√™me une fois depuis que nous nous sommes isol√©s le 14 mars.

Je suis sceptique que mon pays fera ce qui est dans le meilleur int√©r√™t de la nation. En fait, je crains que la France ne mette un terme au confinement – pour tout ce qu’il vaut – trop t√īt en raison de l’adh√©sion aux arguments ¬ę√©conomiques¬Ľ des m√™mes personnes √† courte vue et √©go√Įstes qui n’adh√®rent pas au confinement, renvoient nos enfants √† l’√©cole (mettre en danger parce qu’il y aura eu beaucoup de divergences dans la fa√ßon dont les familles respectives se sont ¬ęauto-isol√©es¬Ľ) et puis il y aura encore une nouvelle augmentation terrible des infections et des d√©c√®s, et un autre confinement inefficace, et ainsi de suite.

Le gouvernement français a bien commencé Рde manière décisive et rapide Рpuis a échoué par la désorganisation. Pour remédier à cela, veuillez soit appliquer activement le confinement, OU tester la population, mettre en quarantaine les personnes malades et rechercher activement celles avec lesquelles elles ont été en contact (ou publier les données publiquement), et les isoler également.

Merci pour votre considération.

Sincères amitiés,



Covid-19–March 12, 2020

Light-07My morning started with an ex colleague of mine at an international school in Geneva sending me a very long article that was ‘end of days’ in theme, with graphs and statistics, about how Covid-19 was going to kill us all unless governments shut societies down and put people over money. She and I got ‘into it’ ’cause I didn’t take it that seriously. I sent her an article from a prominent sociologist discussing the phenomena of social hysteria historically up to today (it’s compelling!), and she flatly told me I was negligent and irresponsible.

Driving up to work that day, the roads were eerily quiet. It was like a Danny Boyle film. But, work was wonderful: my colleagues were calm and informed, the day was sunny, the school did not want to close due to social pressure, life was good. Again, however, driving back to France, I had a foreboding and stopped by the grocery store and bought ingredients for two meals (and wine!), put some money in my bank account, got some cigarettes. President Macron was set to give an address on Covid-19 that evening. I suspected that he would suspend all educational institutions in France. The Italian experience was becoming alarming.

It was a superb speech, as usual. And it was also the beginning of my realization that this was a serious situation. He did, in fact, close all nurseries, schools and universities “indefinitely.” He urged people not to use the virus as an excuse to distrust or hate “other,” because viruses “do not have a passport or a nationality.” It stunned me (and my husband gave me due credit for predicting this next step, even as I wish that I hadn’t been right).



Covid-19 March 14, 2020
March 16, 2020, 10:06 am
Filed under: Corona 2020 | Tags: , , , , , , , , , , , ,
Claustrophobia√Čdouard Philippe, the Prime Minister of France, has declared that as of midnight, France will shut down everything non essential. Only grocer, newsagents, petrol, chemists, banks will remain open. We are told to only go out for supplies, light exercise, and to vote in the municipal elections tomorrow. The closures are “indefinite.”
They will pay businesses to pay their employees if they must shut, otherwise they must work remotely, taxes due in march will be delayed. (Nothing mentioned about we freelancers who aren’t paid when we don’t work).
This is when the gravity of the situation hits me. They wouldn’t do this unless it was truly serious. This will be a huge, financial hit for the French economy – an economy already drained of its coffers, with an aging population, a lot of social benefits provided to its citizens and not enough tax income.
This is when panic sets in.
I’m claustrophobic – always sit on the end of a theater or movie row, or the outside of a bench in a restaurant, or the side of the bed not against the wall, etc.
We can’t leave.
There is nowhere in the world we could go to avoid this.


Covid-19–March 13, 2020

FondueMy son was thrilled to discover that his school would be closed “indefinitely,” even as we attempted to discuss – in a child’s terms – that it wasn’t ‘good.’¬† The day was gloriously sunny and the drive up to Geneva was gorgeous and quiet. My school had resisted closing down, feeling it was alarmist and that there was money to be lost – social distancing and staying home if ill or afraid seemed okay. Finding and containing worked in China and Korea, so why not in Switzerland? But I knew that now that the USA had banned Europeans from entering the USA as of midnight Friday the 13th, France had closed all educational institutions from Monday (indefinitely), Belgium, Germany, Spain to follow, and the alarming rate of infection and the consequent lock-down in Italy, Switzerland would have no choice politically but to shut down.

We had a meeting. The head of the school spoke. We would move to online teaching for the high school for the following week and re open the week after. I was devastated. I’m a substitute teacher – at one school, granted* but there can be time between gigs. For me, this was a five-week stint due to an accident, and I was loving being there every day in the classroom teaching literature, and among people who are interested and knowledgeable about books. To close it now was devastating for me personally. Moreover, I wouldn’t get paid if I wasn’t in the classroom. My husband, who runs a touring company, was struggling with the looming threat of Covid-19 hanging over travel and holidays.¬† We’re building a house and renting an over-priced one next to the land. Ostensibly, the teacher who had had an accident could teach online, so I was out of an income for the moment.

But, what could I do? After classes, I went for lunch with a friend and colleague and it was great. Later, upon return to Chamonix, I went to our local bar to meet friends for a drink while the kids played. It was hopping. I felt a sense of relief and hope by the fact that so many folks were out despite the threat of this disease, even as I also felt slightly anxious and it felt surreal with the jocularity and close quarters when the ‘plague’ seemed to be at our door. After a couple of hours, my husband, son, dog and me left and went to dinner. The local restaurant had some customers, but everyone was sitting at a distance from one other, and we were near the door, so we felt fine and it was a jolly meal of fondue.

And, I began ‘speaking’ to two dear friends I’d known since the 1970’s and early 1980’s, respectively, in Oregon, and who I had just spent my 50th birthday with, about what was going on here as well as there. I believe our text conversations will prove to be the saving grace at this time…

*We were called “floaters” at the literary agency that I once worked for in Hollywood. Floaters were ‘vetted,’ employed, but didn’t have a desk/’master’ of their own, and would help out or stand-in at a given desk or office as was needed.